Fête de la lumière

Le Dipavali

Fête de la lumiére.

Le Dipavali, c’est la fête tamoule de la lumière. Egalement appelée Divali, Diwali ou Dipawali selon les régions du monde, le mot « Dipavali » vient du Sanskrit et signifie en français « rangée de lampes ».
L’événement se célèbre selon le calendrier tamoul, à la 14ème lune avant l’Amavasti (la nouvelle lune), en général au mois d’octobre ou de novembre à La Réunion, pendant cinq jours.
En Inde, c’est une fête nationale. Elle est connue et célébrée dans différentes parties du monde, partout où l’on retrouve des communautés indiennes comme à Maurice, aux Fidji, au Sri Lanka, en Malaisie mais aussi en Afrique-du-Sud, en Grande-Bretagne ou en Australie.

Le Dipavali est une fête très populaire et particulièrement appréciée à La Réunion. Les premiers indiens du Sud de l’Inde se sont installés sur l’île au XIXème siècle, attirés par le travail dans les plantations de cannes à sucre dans la région de Saint-André. La communauté hindoue représente aujourd’hui plus de 25% de la population réunionnaise dont plusieurs dizaines de milliers sont d’ailleurs encore impliqués dans l’exploitation de la canne à sucre. Appelés « Malbars », ils font partie intégrante de l’histoire de La Réunion et ont imprégné la culture créole de leur héritage.

Lampe du Dipavali
Drappage de saree

Le passage de l’ombre à la lumière

Les festivités du Dipavali s’étendent généralement sur cinq jours, chacun d’eux ayant son rôle et sa signification.

S’il est vrai que plusieurs mythes et légendes peuvent être associés au Dipavali, l’histoire la plus connue à La Réunion reste celle du retour du roi Râma à Ayodhya, sa capitale, l’une des sept villes sacrées des Hindous.
Râma est en réalité l’un des avatars de Vishnu (deuxième dieu de la trinité Hindoue). Il fût exilé pendant 14 ans hors de sa ville d’Ayodhya, dans la forêt de Dandaka, avec son épouse Sita et son frère Lakshmana.
Sita, incarnation de Lakshmi (déesse de la fortune, de la prospérité, de l’abondance et de la richesse) fût par la suite, enlevée par le démon Râvana, sur l’île de Lanka (aujourd’hui considérée comme l’île de Sri Lanka).
Râma se mit alors à la recherche de Sita et après une longue et pénible quête, la délivre des mains du démon Râvana avec l’aide d’Hanouman, un dieu-singe, général de l’armée des singes.
La quête de son épouse est ce qui guida en majeure partie Râma dans son épopée : le Râmâyana (le parcours de Râma).
Le démon Râvana est tué par Râma au terme d’un combat de dix jours, qui délivra ainsi les lieux des forces du mal et permit alors le passage de l’ombre à la lumière.
Vingt jours après la mort de Râvana, Râma et son épouse Sita revinrent à Ayodhya. Pour fêter leur retour, la population organisa une fête et illumina leur chemin avec des lampes à huile (« dip ») disposées en rangées (« avali ») dans les rues. 

Temple du Colosse, Saint-André

Saint-André, capitale du Dipavali

La fête du Dipavali est devenue depuis plusieurs années maintenant, la manifestation phare de la communauté tamoule à La Réunion, et plus particulièrement à Saint-André.
Chaque année, un véritable village indien s’installe au cœur de la ville. En déambulant entre les stands, on retrouve des spécialités culinaires indiennes qui émerveillent les papilles des adeptes et des curieux, des pâtisseries traditionnelles, des images saintes hindoues, des bijoux et des vêtements traditionnels, etc.
Toute la ville est mobilisée. Les établissements scolaires se transforment en salles de conférences, on remet le cinéma indien au goût du jour et on admire sur les podiums les danseuses indiennes et les mannequins en tenues traditionnelles.

Le dernier jour des festivités et également le plus animé. En effet, chaque association s’est préparée pour le grand défilé du soir. Les chars, conçus et fabriqués des semaines à l’avance prennent place. On y ajoute des masques de carton, des tiares de bois doré, des guirlandes de Noël et on noue des fleurs colorées aux poignets de Râma et Sita.
Les Malbaraises se mettent en tenue pour l’occasion. Vêtues de leurs plus beaux saris, elles se maquillent les yeux de noir et ornent leur visage, leurs mains et leur chevelure de bijoux scintillants.
Une fois la nuit tombée, le Dipavali dévoile enfin ses lumières. Les divinités sont éclairées et scintillent de toutes parts ; les Malbars, vêtus eux aussi de leurs costumes traditionnels, défilent en poussant leur brouette où les brûlots réchauffent les tambours, les Indiennes brillent de mille feux et les feux d’artifice illuminent le ciel, le tout au rythme entraînant des percussions et des chansons tamoules. La fête des lumières bat son plein !  L’obscurité laisse place à la beauté de la lumière et c’est l’occasion d’adresser ses prières à la déesse Lakshmi et au divin Vishnu.

Prochain rendez-vous avril 2019...

Danseuse indienne, Bélinda
Holi-Holi

Visiter un temple tamoul tout au long de l'année

L'Office de Tourisme de l'Est vous propose de visiter un temple basé à Saint-André...

CLIQUEZ ICI POUR VISITER LE TEMPLE MARYEN PEROUMAL

 

Lampe du Dipavali
Char du Dipavali
image description image description

Autres carnets