Saint-André

La commune de Saint-André est située au Nord-Est de l’île, entre la rivière Saint-Jean et la rivière du Mât. Proche de Saint-Denis, il ne faut qu’une vingtaine de minutes pour y accéder en voiture. C’est entre autre grâce à cette proximité avec la capitale qu’elle est devenue la commune la plus peuplée de l’Est et la cinquième du département avec ses 55 000 habitants, appelés les Saint-Andréens, pour une superficie de 53 km2.

En plus de sa situation géographique idéale, Saint-André est également une des portes d’entrées du cirque de Salazie. Elle se caractérise par une nature verdoyante due à son climat tropical, sa forte pluviométrie (entre 2200 et 2900 mm par an) et un beau soleil qui n’en demeure pas moins présent. En s’éloignant du centre, on retrouve rapidement de magnifiques étendues de champs de cannes et de belles exploitations agricoles telles que les plantations de vanille ou les cultures maraîchères diverses.

Située à proximité de la mer, la ville est dotée d’un littoral qui s’étend sur plusieurs kilomètres, idéalement aménagé de manière à pouvoir profiter d’une ballade agréable à pied ou à vélo en respirant l’air marin de l’Océan Indien.

Maison ValliaméMaison Valliamé, Saint-André
Littoral de Champ-BorneLittoral de Champ-Borne, Saint-André

Terre d’exil et de richesses

La commune de Saint-André aura vu, historiquement, débarquer les premiers Français au milieu du XVIIème siècle. Pour mettre fin aux mutineries, les premiers exilés furent reclus sur l’île « Bourbon ». Ils s’installeront dans le Quartier des Français, le long de la rivière Saint-Jean.
En 1704, seule une trentaine de « blancs » et d’esclaves sont répertoriés et la population n’augmenta pas avant 1718, date à partir de laquelle la croissance démographique est amorcée. De nombreuses cultures se développent alors : thé, café, manioc, tabac, maïs, girofle, riz, vanille et blé, et ses terres fertiles valent à la région le surnom de « Beau Pays ».

C’est au début du XIXème siècle que les champs de cannes à sucre, les usines sucrières et les grandes propriétés de la bourgeoisie coloniale prennent racine à Saint-André.
C’est ensuite, dans la deuxième partie du XIXème siècle, que la culture de la vanille commença également à se développer à grande vitesse. Aujourd’hui encore, la vanille de La Réunion est reconnue pour sa grande qualité.

Dotée d’une forte identité agricole, Saint-André est reconnue capitale historique de l’industrie sucrière, et son usine, l’usine de Bois-Rouge, est l’une des deux dernières installations de ce type sur l’île.

« Plusieurs races, un seul cœur »

Après l’abolition de l’esclavage en 1848, la région de Saint-André attire de nombreux « travailleurs engagés » venant du Sud de l’Inde à venir travailler dans les grandes plantations de cannes à sucre. Le multiculturalisme y est important, symbole fort de l’île de La Réunion, et on le retrouvera également dans sa devise prônée haut et fort par les Saint-Andréens : « Plusieurs races, un seul cœur. ».
Saint-André reste toutefois principalement connue pour sa grande communauté tamoule. Elle est le berceau de la culture dite « Malbar » à La Réunion. Au cœur de la ville, de nombreux temples sont présents et des cérémonies hautes en couleur ont lieues régulièrement.

 

Temple du ColosseTemple du Colosse, Saint-André
Canne à sucreCanne à sucre

Saint-André en fête

Le nouvel an Tamoul, également appelé Puthandu, se fête entre le 13 et le 15 avril. Cet évènement rassemble chaque année toute la communauté tamoule et de nombreux curieux autour de spectacles de danse indiennes, de défilés de chars créés pour l’occasion et de feux d’artifice qui illuminent la soirée. Des temples sont ouverts au public et de véritables villages indiens sont également mis en place pour l’occasion et proposent divers ateliers de calligraphie, de henné et de drapage de sari par exemple. Vous pourrez aussi y découvrir des expositions, des produits artisanaux, des spécialités culinaires et participer à des cours de musique et de danse indienne.

Le Dipavali, autre événement phare de Saint-André, est la fête tamoule de la lumière. Célébrée par les Indiens dans le monde entier, elle est l’occasion de fêter Latchimi, déesse de la Lumière et de la Prospérité. Elle rassemble également toutes sortes d’animations autour de la culture indienne. Les festivités s’étendent sur 5 jours et un grand marché (la mêla) prend place au Parc du Colosse.

Le Parc du Colosse

Le Parc du Colosse est un lieu très apprécié à Saint-André. C’est une zone de loisirs en plein air qui accueille de nombreux évènements tel que la Tropicadingue, une course atypique et ouverte à tous sur un parcours aménagé de 10km.
Le Parc du Colosse est bordé par l’océan Indien et traversé par l’Etang de Bois-Rouge, classé réserve naturelle d’intérêt écologique.

Egalement à voir : la maison Martin Valliamé, construite en 1925 et classée monument historique. Elle abrite l’Office de Tourisme de Saint-Andréet illustre parfaitement la beauté de l’architecture réunionnaise des anciennes maisons coloniales.

Sur le même sujet

Visiter un temple tamoule

Le Dipavali

Marche sur le feu

Carte de Saint-André à télécharger

image description image description

Autres carnets