Le Patrimoine de Saint-André

Le Patrimoine de Saint-André

Saint-André est la première commune de l’intercommunalité de l’Est de La Réunion en partant vers le sud depuis le nord. On est déjà en plein dans la zone agricole de l’ile. Exposé aux Alyzés quasiment toute l’année, l’Est accueille les premiers nuages qui s’accrochent très vite aux montagnes. On l’appelle la côte aux vents. Elle connait donc une pluviométrie impressionnante par endroit.

A Saint-André, en raison de l’énorme plaine alluvionnaire de la Rivière Du Mât, il y a de la place pour l’agriculture. Donc dès l’introduction de la canne à sucre dans le paysage réunionnais, la commune adopte cette culture. Durant la période de l’esclavage, le rythme de l’entretien des champs et de la coupe de la canne est tenu par la main d’œuvre gratuite.

Mais à l’abolition en 1848, les grands propriétaires sont vite débordés et doivent trouver une autre solution. On se tourne alors vers l’Engagisme. D
es travailleurs volontaires arrivent donc d’Inde pour assurer l’énorme masse de travail.

La Maison Martin-Valliamé

La Maison Martin Valliamé en est un parfait exemple ! grande « case » créole emblématique de la ville et classée « monuments historiques », elle a été construite en 1925. Le docteur Martin, maire de la ville, l’a faite construire en fonction de ses goûts et de ses différentes influences.

Réunionnais, il est allé faire ses études de médecine en Europe et il en a ramené des caractéristiques architecturales qu’il a mixé avec la spécificité créole. La Maison, placée sur un domaine agricole de 9 ha, est la parfaite projection de la position sociale de son propriétaire. A sa mort, sans enfant, la maison est léguée à sa nièce. Mais celle-ci, ne pouvant la garder en raison du coût de son entretien, la vend à Monsieur Valliamé.

Elle a abrité l’Office de Tourisme de la ville puis l’Office Intercommunal du Tourisme. Malheureusement, son entretien est toujours aussi couteux en raison d’un climat toujours aussi humide. De nombreux projets existent mais actuellement, on ne peut admirer la belle que de l’extérieur.

Les temples du Colosse et de Petit Bazar

La ville a donc connu un essor particulier en raison de son peuplement. Le fort apport d’engagés indiens arrivés avec leur famille, leurs coutumes et leur culte a marqué la ville dans toutes ses composantes.

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Chemin coloniale

Le chemin colonial est assez loin des routes touristiques et des grands centres d’intérêt. Mais son nom juste a de quoi retenir notre attention.

Il faut se projeter bien loin en arrière, quand la technologie moderne n’avait pas encore équipé la région Est de ses nombreux ponts et ouvrages d’art qui enjambent nos nombreuses rivières. Alors, le plus simple était de cheminer le plus prêt de la mer pour faciliter leur traversée. A Saint-André, nous avons donc encore un Chemin Colonial qui traverse la commune en longeant la mer.

L’intérêt s’arrête là parce que le chemin n’a pas de colonial que le nom ! on hésite à l’emprunter avec de belles voitures ! Le détour en vaut quand même la peine. Tout au bout, on atteint les berges de la Rivière du Mât. Et là, un havre de paix nous attend : de grandes étendues herbeuses, des kiosques, des arbres magnifiques dont on peut penser qu’ils ont vu passer des voitures à chevaux, et le delta de la Rivière Du Mât. C’est magnifique

Le vieux centre ville

On revient enfin vers le centre-ville. Vous vous souvenez, l’énorme potentiel agricole avec les grands domaines et les usines sucrières. La commune a la plus longue liste de monuments historiques de l’Est, et peut-être même de La Réunion.

Il y en a donc dans tous les coins. Mais c’est quand même dans le centre-ville qu’il y en a le plus. Pour les citer, la Maison High Hall, le Domaine Appavoupoullé, le Monument Funéraire de Nicole Robinet de la Serve dans le cimetière, la Chapelle Jeanne d’Arc, la Maison Loupy … Et pour le reste, c’est tout aussi intéressant : la Venelle des Amoureux, l’ancienne école des garçons, la Mairie, l’Eglise (170 ans au bas mot)… on ne sait plus où donner de la tête ! Et aucun risque de se perdre ou de se demander ce que c’est que tel ou tel bâtiment : la ville a entrepris un programme de recensement des monuments et autres sites à valeur patrimoniale et culturelle afin de solliciter le label « Pays d’Art et d’Histoire ».

Des panneaux d’explication ont donc fleuri dans tout le centre-ville pour permettre à chacun de visiter en toute connaissance de cause. Bonne visite à vous !

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