Piton de la Fournaise : un des volcans les plus actifs du monde !

Exposition Permanente sur la coulée de 1977

Un des plus surveillés aussi, grâce à un observatoire volcanologique à la pointe de la technologie. Comment est-ce arrivé ? Qu’est-ce qui nous a valu cet équipement majeur ?
Reprenons du début !

Après un bon siècle de coulées dans l’Enclos Fouqué, donc sans danger pour les habitants, même si à proximité, il n’y a pas beaucoup de constructions, la population s’était plus ou moins endormie. En 1977, après 5 mois sans activité, le volcan se réveille. Et les habitants de Sainte-Rose avec lui. En effet, le 24 mars, des fissures volcaniques s’ouvrent dans l'Enclos Fouqué, juste au-dessus de la plaine des Osmondes et sous le cône principal. Des fontaines de lave actives pendant quelques heures donnent naissance à des coulées de lave qui progressent dans la plaine des Osmondes et dans les Grandes Pentes.
Début avril, le 5, une fissure volcanique s'ouvre cette fois-ci en dehors de l'Enclos, sur le flanc Nord-Est du piton de la Fournaise, sur les hauteurs de la commune de Sainte-Rose. Cette fissure donne naissance à deux coulées de lave à une température d'environ 1 200 °C2. L'une se dirige plein Est le long du rempart de Bois Blanc vers le village de Bois-Blanc mais s'arrête avant de l'atteindre. Le 7, une seconde fissure progresse vers le Nord-Est en direction du village de Piton Sainte-Rose qu'elle atteint le 9 avril avant de se jeter dans l'océan Indien tard dans la soirée, le 10 avril à 2 h 30. Lors de ce premier passage, une partie du village est détruit. Le 13 avril, une nouvelle incursion de la lave dans le village détruit d'autres bâtiments. C'est lors de cet épisode que la lave entoure la gendarmerie, traverse la route nationale 2 et endommage à partir de 19 h 15 l'église du village, Notre-Dame-des-Laves, en l'entourant et brûlant son portail mais en n'y pénétrant quasiment pas. La lave continue sa progression jusqu'à l'océan qu'elle atteint vers 21 h 30.
L'éruption se termine 15 avril par le tarissement des fontaines de lave des fissures volcaniques.

Vous avez là la description bien scientifique de l’évènement. Mais la population a vécu les choses de manière bien plus dramatique. En effet, la lave est descendue à une telle vitesse que les familles ont dû abandonner les maisons et toutes leurs affaires pour sauver leurs vies. Les mémoires sont encore meurtries par cette catastrophe naturelle et l’exposition permanente qui a pris place dans l’ancienne gendarmerie, rare bâtiment partiellement épargné, vous permettra de prendre conscience de l’évènement qui a chamboulé la vie des Sainte-Rosiens pour de nombreux mois.

C’est suite à cet catastrophe que la décision a été prise de créer un observatoire volcanologique qui permettrait de mieux connaître ce volcan, et avec lui, tous les volcans de type Hawaïen.

L’exposition permanente accueille les visiteurs du mercredi au samedi de 10h à 16h30 à Piton Sainte-Rose.

Pour que les visiteurs se rendent compte de l’impact, des travaux ont été fait depuis 3 ans pour redonner à l’environnement de l’église l’aspect apocalyptique des suites de l’éruption.

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